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Thursday 9 Sep 2010
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Afrique actualité
Des imams à la tête de revendications sociales, un fait nouveau au Sénégal Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Cecile Fontaine   

DAKAR (AFP) - 02.09.2010 17:22

Des imams de la banlieue de Dakar sont à la tête d'un mouvement de revendications sociales contre le coût de l'électricité, les coupures de courant et les inondations, un fait nouveau au Sénégal dénoncé par le pouvoir comme l'action de religieux "membres de l'opposition".

L'imam Youssoufa Sarr (G) et l'imam Fallilou Tall lors d'une réunion de leur collectif, le 18 décembre 2008 à Dakar

"Nous avons pris les devants en tant que leaders religieux pour jouer un rôle dans la prise en charge des problèmes des populations. Certains nous prennent pour des opposants", reconnaît l'imam Youssoufa Sarr, porte-parole du Collectif des imams et résidants de Guédiawaye, dans la banlieue de Dakar.

Ce Collectif, créé en novembre 2008 et dirigé par des imams pour régler au départ les questions liées à l'électricité, s'est ensuite élargi aux inondations, récurrentes au Sénégal à la moindre pluie un peu forte, et à la qualité de l'eau dans la banlieue de la capitale.

"Notre mouvement n'est pas religieux mais citoyen. C'est un cadre où des chrétiens et des animistes sont représentés. Le prophète Mahomet, notre référence, était éminemment politique. Il gérait la cité-Etat de Médine (Arabie) et dirigeait le culte", affirme M. Sarr, gestionnaire de formation à la retraite.

Les imams ont eu recours à des procédés de mobilisation variés: sermons, porte à porte, réunions publiques, marches. Récemment, ils ont appelé les populations sénégalaises à ne pas payer l'électricité si les coupures, très fréquentes, continuaient.

"C'est une rupture. Ces imams ont pris la direction de mouvements citoyens qui étaient autrefois le fait d'intellectuels", analyse Penda Mbow, historienne à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Au Sénégal, pays à 95% musulman réputé pour sa tolérance religieuse, l'islam est essentiellement confrérique. La quasi totalité des Sénégalais appartiennent à des confréries et vouent un culte à des guides religieux très influents, les marabouts.

Selon Penda Mbow, "nous sommes dans un phase de déclin et de faillite des cadres traditionnels comme les marabouts". L'action de ces imams est "une critique de ces cadres maraboutiques qui ne prennent plus la défense des populations".

"Un imam ne doit pas jouer le rôle de syndicaliste et de politicien. Ce n’est pas possible", rétorque El Hadji Moustapha Guèye, un responsable de l'association des imams et oulémas du Sénégal, une organisation proche du pouvoir.

En référence aux marches de protestation contre les coupures de courant, El Hadj Moustapha Guèye ajoute: "s’ils (les imams) veulent s’exprimer, ils peuvent le faire à travers leurs sermons. Un imam ne doit pas marcher car, si jamais les policiers lui lancent une grenade lacrymogène, on va accuser ces derniers d’avoir commis un blasphème à l’égard de l’islam".

Pour le ministre sénégalais des Affaires religieuses, Mamadou Bamba Ndiaye, un responsable du parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir), "la plupart de ces gens qui se réclament de l'islam appartiennent à des partis d'opposition".

"Ce sont des politiques qui adoptent une autre approche pour faire valoir leurs points de vue", affirme-t-il.

Des déclarations de membres du Collectif sur d'autres thèmes ont également été controversées.

En avril 2009, un de ses représentants, l'imam Mamadou Lamine Diop, avait parlé des homosexuels comme "des gens qui méritent d'être mis au ban de la société quitte même" à ce "qu'ils soient tout simplement éliminés de la vie".

Pour Penda Mbow, "ces imams n'ont pas encore la capacité des prêtres de la libération d'Amérique latine ou le charisme de figures comme (en Iran) l'ayatollah Khomeiny, mais c'est l'amorce d'un changement, quel que soit son impact".

"Nous jouons un rôle de veille et d'alerte, comme contre-pouvoir, mais nous n'agissons jamais en dehors du cadre légal et réglementaire", affirme l'imam Sarr.

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INSOLITE: Le cube Maggi, pour des fesses rondes et sexy Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Cecile Fontaine   

Le cube Maggi, pour des fesses rondes et sexy . En RDC, des femmes utilisent le concentré d’aromates comme suppositoire pour arrondir leur postérieur

Afrik / Vendredi 11 Jan

Certaines femmes de République Démocratique du Congo se servent du cube Maggi par voie anale pour arrondir leur croupe, que les hommes préfèrent dodue. La pratique n’est pas sans risque pour la santé.

La chanson « Ntaba ya Bandundu » devient doucement un tube en République Démocratique du Congo. Cette rumba de Shiko Mawatu, plus connu comme parolier, traite dans ses grandes largeurs de l’infidélité d’une femme. Mais l’introduction du morceau évoque un sujet tabou. « T’en as déjà mis huit sur les dix qu’il y avait à la cuisine, lance en substance le morceau en lingala. Laisse les deux autres pour assaisonner les haricots. » Hélène se plaint en effet que son amie ait dilapidé le stock de cubes Maggi pour rester au top de sa forme fessière.

Cube Maggic ?

Certaines introduisent en effet ce concentré d’aromates par voie anale pour avoir le postérieur généreux dont une majorité de Congolais raffolent. Elles l’utilisent dans sa forme brute comme suppositoire ou le liquéfient afin de l’introduire plus facilement par le biais d’une seringue. « Les femmes se disent que comme le cube Maggi est plein d’élément nutritifs, si on le place à cet endroit, seules les fesses prendront de la masse », résume Kerwin Mayizo, chroniqueur radio sur RFI et France Inter.

Le spécialiste musical souligne que de grands artistes du pays demandent à leurs danseuses d’utiliser le « cube ». Il se remémore des scènes qu’il a vues, des informations qu’on lui a fournies et dresse un emploi du temps type des filles : « Elles restent dans une villa où, le matin, un chorégraphe les fait danser. Vers 10h, elles voient leur conseiller en esthétique qui leur donne des lotions et des produits décapants. Après, on s’arrange pour qu’elles fassent au moins trois repas copieux et très gras. Le soir, le médecin du coin vient avec du Durabolin. Comme au final sur dix filles on n’en garde que cinq, certaines demandent à ce qu’on leur amène du cube Maggi pour mettre toutes les chances de leur côté ».

Les résultats de cette pratique sont mitigés. Chez certaines, le subterfuge fonctionne et les filles ne se privent pas de parader fièrement. A tel point que celles qui sont naturellement dotées d’un petit popotin n’hésitent pas à soulever la thèse du cube Maggi auprès de leur petit ami, quand ce dernier louche de trop près sur la croupe d’une rivale potentielle. Une façon de vanter le naturel et de dénigrer une « tricheuse » présumée.

Belle à mourir

D’autres utilisatrices n’y ont pas trouvé leur compte, à l’image d’Antoinette*. « Mes fesses ne s’élargissaient pas. Tout allait dans mes hanches et mes fesses n’étaient pas si rebondies », se désole cette jeune femme de 24 ans. Du coup, elle a abandonné cette mode. Une mode qui peut se révéler dangereuse pour la santé. De nombreuses femmes ont développé des infections, notamment à cause des épices contenues dans le cube Maggi. Les moins chanceuses ont succombé. Des cas tragiques dont les medias se sont fait l’écho.

Devant la menace sanitaire, des campagnes de sensibilisation ont été menées. Les dangers sont de plus en plus clairs, surtout dans l’esprit des filles scolarisées. Mais la tentation subsiste chez les plus minces, même instruites. Elles savent que leur silhouette frêle n’est pas un gage de beauté et que, pire, il peut les faire passer pour des séropositives.

 source

 

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Afrique noire, poudre blanche Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Cecile Fontaine   

L'Afrique sous la coupe des cartels de la drogue... Au terme de plusieurs années d’enquête, en particulier en Afrique de l’Ouest où il a été correspondant régional de RFI de 2004 à 2008, Christophe Champin lève le voile sur ce développement fulgurant du trafic de cocaïne qui fait peser une lourde menace sur l’Afrique.

Depuis le début des années 2000, les cartels latino-américains de la drogue ont investi l’Afrique. Pour approvisionner le marché européen, qui a explosé ces dix dernières années, les organisations criminelles, notamment colombiennes, cherchent de nouvelles “routes” pour amener leur marchandise à bon port afin d’échapper aux contrôles des polices européennes et américaines. Après les Caraïbes, le continent africain est devenu leur “nouvelle frontière”. Grâce à la corruption et à la faiblesse de certains pays, les narcos ont réussi à faire de plusieurs États africains de véritables plaques tournantes. Les quantités saisies ont grimpé en flèche : de moins d‘une tonne, avant 2005, à 33 tonnes, entre 2005 et 2007.

L’Afrique et la drogue ont, certes, une vieille histoire commune. L’héroïne du Sud asiatique y transite depuis une bonne trentaine d’années. Le cannabis y est cultivé à peu près partout. Mais l’ampleur et la soudaineté de la croissance du trafic de cocaïne dans cette partie du monde est inquiétante. En Amérique du Sud et en Amérique centrale, les organisations criminelles liées à la drogue sont parvenues à déstabiliser des États. Certains pays africains pourraient connaître le même sort.

 

 

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Racisme anti chinois en Algérie Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Georges Dyoula   
Boutique China numéro 152, dans la cité de Boushaki, à Bab Ezzouar, banlieue populaire d'Alger. Une Chinoise sort de son échoppe pour balayer l'entrée. Soudain, une bande d'ados locaux surgit de nulle part et s'en prend à la femme, apeurée : « Donne-moi un bisou », crie la dizaine de jeunes excités. « Voulez-vous coucher avec moi, madame la Chine ? », ajoutent-ils dans un éclat de rire.

Mounir, 17 ans, tente de lui voler un baiser. La Chinoise, la quarantaine, prise de panique, se défend en utilisant le manche de son balai. Elle invite les jeunes à la laisser tranquille. Sinon ? « Ça va mal se finir », prévient-elle en « chinarabe », un mélange de mandarin et d'arabe. Des insultes fusent de part et autre. La commerçante se réfugie finalement dans sa boutique et ferme son immense porte. Devant le nez des adolescents qui continuent à l'insulter.

Tension ordinaire

Scène de tension quasi ordinaire dans le premier Chinatown du monde arabe, où les altercations sont régulières. « Je ne sors jamais sans mon couteau », témoigne le maçon Chu Jung, arrivé en Algérie il y a trois ans.

« Je n'ai pas peur du terrorisme islamique, mais des agressions gratuites dont la communauté chinoise est victime. »

Reste que ce Chinois de 34 ans, qui a quitté son Guangzhou natal, ne regrette pas d'avoir posé ses valises à Alger.

« Les Algériens sont racistes, mais mes affaires marchent du tonnerre ! Dommage que cette violence transforme ce petit paradis du business en enfer. »

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Des cinéastes sénégalais, burkinabé et espagnol primés Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Julie   
Dakar, Sénégal - Des cinéastes sénégalais, espagnol et burkinabé ont été primés à l'issue de la première partie de la 10ème édition du Festival de cinéma "Image et vie", tenue à Dakar du 15 au 19 juin, selon le palmarès publié lundi dans la soirée par le comité d'organisation de la manifestation.
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